Une forêt ravagée par un brasier porte rapidement la vie à nouveau
mardi 20 janvier 2009, Alexandre Boulerice
De la même manière, la crise bancaire et financière qui secoue le monde depuis quelques semaines porte en elle quelques leçons qu’il convient de souligner, et est grosse de potentialités aussi inattendues que bénéfiques.
L’échec du tout marché
Une fois de plus, nous avons été amenés à constater que le marché livré à lui-même devient une bête qui verse dans l’excès et saccage tout au détriment de l’intérêt commun. Cette crise n’est pas un accident de parcours, c’est le résultat inévitable d’un système basé sur la cupidité, l’escroquerie et le profit à tout prix. Sans bride, sans règles, sans supervision d’instances démocratiques – qui expriment la volonté populaire et la préoccupation du bien commun – les forces du marché s’emballent, inventent des produits fictifs, financiarisent toute l’économie et créent des bulles spéculatives qui – lorsqu’elles éclatent – heurtent de plein fouet la vie de millions de personnes. Pensez à votre emploi ou à ceux de vos proches, à votre fonds de pension, à vos investissements – si vous en avez – ou éventuellement à la valeur de votre propriété.
Dans tout ce chambardement, nous observons l’échec d’un système qui force aujourd’hui les États à reprendre le contrôle de la situation et même à nationaliser – une hérésie il y a peu ! – en tout ou en partie, des dizaines de banques occidentales. Voire même à venir sauver des secteurs entiers comme l’industrie automobile en Amérique du Nord. Pas moins de 14 milliards de dollars aux États-Unis !
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Publié par : Sergio De Rosemont
à 10:48:51
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Catégories : Québec solidaire